Les stratégies pour créer sa société à l’étranger

Les stratégies pour créer sa société à l’étranger

Dans quels cas les utiliser et mon avis ? 

I – Les « vraies » sociétés offshore 

🇺🇸 Les LLC américaines 

LLC : Limited Liability Company

  • C’est une disregarded entity, elle ne paye aucun impôt

Les revenus « passent » au travers de la société et les actionnaires sont imposés directement

→ On dit qu’elle est transparente ou translucide fiscalement

✔️ Avantages

  • Les États-Unis sont non signataires CRS
  • un « anonymat » relatif est assuré
  • la fiscalité est transparente : 0 impôt
  • les coûts de création et de maintenance sont faibles
  • un seul membre peut suffire pour sa création

✖️ Inconvénients

  • L’image des États-Unis commence à se détériorer

“Pseudo paradis fiscaux” (Delaware, New Mexico, Wyoming, etc.)

  • la philosophie des USA : mon avis purement subjectif (les États-Unis sont un pays qui demande beaucoup d’informations, mais qui en donnent peu en retour)
  • c’est de + en + complexe de créer sa LLC en ligne
  • les frais Stripe aux USA

💡 Quand les utiliser

  • opacité d’informations ? aspect légal ?
  • début d’activité ?
  • business aux US ?

🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿 Les LLP du Royaume-Uni

LLP : Limited Liability Partnership

Une société transparente ou translucide fiscalement

✔️ Avantages

  • Les sociétés anglaises sont bien réputées, le Royaume-Uni est la 6e puissance économique mondiale
  • les coûts de création sont faibles et la partie administrative de la création est très simple
  • accès facile aux processeurs de paiement et aux marketplaces
  • et les frais stripe sont moins élevés

✖️ Inconvénients

  • Absence d’anonymat : informations facilement accessibles
  • nécessite 2 partenaires / actionnaires pour sa création

💡 Quand les utiliser

  • Prestige ?
  • Banques en ligne ?
  • Processeurs de paiement ?
  • Adossées à une structure déjà optimisée ?

🇪🇪 Estonie : les TU / UU & OU 

TU (general partnership) et UU Estoniennes (limited partnership)

→ sociétés transparentes

Les OU (société à responsabilité limitée)

→ société classique / opaque fiscalement parlant

Comment créer une entreprise en Estonie ?

1/ Demander la carte e-résident

  • Il ne s’agit pas d’une résidence fiscale
  • Délai de 30j
  • 100€ environ
  • À récupérer à l’Ambassade d’Estonie à Paris (pas livrée au domicile)

2/ Enregistrement de l’entreprise

3/ Ouvrir un compte bancaire pour sa société Estonienne

💡 Quand les utiliser

  • vivre en Estonie, décider d’y être résident fiscal ?
  • sinon peu d’intérêts ?

⚠️ Ce à quoi faire attention

  • Notion d’établissement stable (d’établissement permanent)
  • Notion de substance économique (moyens humains, moyens matériels, etc.)

II – Les sociétés « classiques » considérées offshore  

🇦🇩 Andorre

2 types d’entreprises

  • La Société Limitée (SL), pour les petites et moyennes entreprises, capital minimum à déposer : 3000€
  • La Société Anonyme (SA), pour les grandes entreprises, capital minimum à déposer : 60 000€

+ Les frais d’installation

  • taxe forfaitaire : 5 à 6000€
  • taxes annuelles d’état : 850€

La Fiscalité

  • Impôt sur les sociétés : 10 %
  • Impôts sur les plus-values : de 0 à 15 %
  • Impôts sur les dividendes : 0 %

Résidence active

  • 183 jours en Andorre au cours d’une période de 12 mois
  • avoir le centre de tes intérêts économiques en Andorre (activité pro, entreprise, etc…)
  • + dépôt de 50 000€ à l’AFA (Autorité Financière Andorrane) : c’est caution qui doit être versée obligatoirement

Résidence passive

  • 90j / an en Andorre
  • Investissement en Andorre de 600 000€ (l’investissement financier peut être réalisé sous différentes formes : biens immobiliers, participation ou prise d’actifs (actions, fonds propres de sociétés résidentes, etc.)
  • + dépôt de 50 000€ à l’AFA

💡 Quand les utiliser

  • c’est avantageux fiscalement, mais très restrictif et onéreux ?
  • pour les rentiers, ceux qui veulent vivre en Andorre ?
  • sportifs, artistes, ceux qui demanderont la résidence passive ?

🇦🇪 Dubaï & les Émirats 

3 types de sociétés émiraties

  • Les Mainland Company (Onshore)
  • Les Offshore Company
  • Les Freezone de Dubaï

La fiscalité aux Émirats

Impôt sur les bénéfices :

  • 0 % < 375 000 AED (Dirham des Émirats arabes unis)
  • 9 % > 375 000 AED (90 000€)

Imposition des dividendes :

  • Les dividendes et autres distributions de bénéfices reçus de résidents sont exonérés de l’impôt

Imposition sur les plus-values :

  • Les plus-values sont imposées au taux de l’impôt sur les sociétés en vigueur

Fiscalité des particuliers :

  • Il n’y a pas d’impôt sur le revenu des particuliers

La particularité de la convention fiscale des émirats

Il y a une clause spécifique « anti abus »

  • dans la convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis
  • dès que vous déclenchez les conditions du droit interne français (4B du CGI)

(Article 19 : Dispositions pour éliminer les doubles impositions en ce qui concerne la France)

Pour faire simple, si tu as en France :

  • ton foyer ou le lieu de leur séjour principal
  • ou ton activité professionnelle principale
  • ou le centre de tes intérêts économiques

Tu prends le risque d’être imposé sur tous tes revenus en France

→ car la convention fiscale ne s’appliquera plus

Le montage société à Dubaï + résident fiscal français et donc très fragile

→ c’est pour ça que je ne le conseille pas et qu’on ne l’utilise pas en optimisation fiscale 😉

💡 Quand les utiliser

  • en vivant à Dubaï ?
  • si début ou petite activité ?
  • si la majorité de vos clients / CA, etc. ne vient pas de France ?

🇮🇪 / 🇬🇧 Les LTD Irlandaises et du Royaume-Uni

LTD : Limited Company

→ Une société classique ou opaque fiscalement

  • nécessite 1 seul actionnaire pour sa création

La fiscalité Irlandaise

Impôts sur les sociétés :

  • de 12,5 à 25 % (trading / non trading)

Impôts sur les plus-values :

  • de 12,5 à 40 % (produits d’investissements, polices d’assurances, fonds de placements, etc…)

Impôts sur les dividendes :

  • de 0 à 25 %

La fiscalité du Royaume-Uni

Impôts sur les sociétés :

  • 25 %

Impôts sur les plus-values :

  • de 0 à 25 %

Impôts sur les dividendes :

  • 0 % en dessous de 60 000€
  • avec des tranches allant jusqu’à 39 %

En étant résident fiscal français ?

(Avec une LTD)

Impôts sur les sociétés :

  • 25 %

Impôts sur les plus-values :

  • de 0 à 25 %

Impôts sur les dividendes :

  • 30 % à la France

Exemple pour 100 000€ de bénéfices

  • Impôts sur les sociétés : – 25 000€
  • Impôts sur les dividendes (sur les 75 000€ restants) : – 22 500€
  • Capital net restant : 52 500€

→ soit une taxation totale de 50 %

💡 Quand les utiliser

  • quasiment jamais ?

III – Mes stratégies 

– Done for you

– En étant résident fiscal français

  • vous aurez toujours 30 % de flat tax

Voilà aussi pourquoi j’utilise d’autres stratégies

La stratégie que j’utilise ? 

→ Une solution hybride, avec des sociétés opaques ou classiques fiscalement parlant :

  • l’impôt sur les bénéfices : n’y est que de 15 ou 3 %
  • il n’y a aucune imposition sur les plus-values : ni de cessions, ni de placements (ETF, obligations, cryptos, actions, etc.)
  • et 0 % d’impôts sur les dividendes : ou 5 % seulement en étant résident fiscal français

→ Bilan ?

  • je paye mon IS de 15 % ou de 3 %
  • je ne paye aucun impôt sur mes plus-values
  • et je paye mes dividendes uniquement là où je serais résident fiscal

« Ce qui fait une taxation totale entre 3% et 19%, et ce peu importe où je suis dans le monde 😉 »

🔔 Ceci n’est pas adapté, ni à tout le monde, ni à toutes les activités

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