La rémunération : le dernier maillon de l’optimisation
Vous avez créé votre structure internationale : holding, filiale étrangère, GBC. Maintenant, comment sortir l’argent pour en profiter ? C’est la question que tout entrepreneur se pose, et la réponse dépend de votre résidence fiscale, de votre structure, et de vos objectifs.
Il existe trois grands mécanismes de rémunération dans une structure internationale : le salaire, les dividendes, et les management fees. Chacun a ses implications fiscales et sociales spécifiques.
Option 1 : Le salaire
Si vous êtes résident fiscal français
Votre société étrangère peut vous verser un salaire en tant que dirigeant. Ce salaire est imposable en France (IR + CSG/CRDS). Les cotisations sociales dépendent de votre régime d’affiliation. En pratique, le salaire est rarement le mode de rémunération principal dans une structure internationale : il est trop coûteux en cotisations.
Usage recommandé : salaire minimum pour maintenir une couverture sociale de base.
Si vous êtes expatrié
Le salaire versé par votre société locale est imposable dans votre pays de résidence. À Maurice ou à Dubaï, l’impact fiscal est minimal à nul. C’est le mode de rémunération le plus simple.
Option 2 : Les dividendes
Résident français avec holding + filiale étrangère
Les dividendes remontent de la filiale étrangère à la holding française sous le régime mère-fille (exonération de 95%). La holding peut ensuite vous verser des dividendes, soumis à la flat tax de 30% (ou au barème progressif si plus avantageux).
Avantage : pas de cotisations sociales sur les dividendes de SAS/SASU. Inconvénient : la flat tax à 30% reste significative.
Expatrié à Maurice
Les dividendes de votre GBC ne sont pas imposés à Maurice. Si la GBC a déjà payé 3% d’IS, le taux effectif total est de 3%. C’est le scénario optimal.
Expatrié à Dubaï
Zéro impôt sur les dividendes reçus aux EAU. Le taux effectif est celui de l’IS de votre société (0-9%).
Option 3 : Les management fees
Les management fees (honoraires de gestion) sont des rémunérations facturées par une entité du groupe à une autre pour des services de direction, de stratégie, ou de gestion. C’est un outil de répartition des revenus entre entités.
Exemple
Votre holding française facture 50 000 €/an de management fees à votre GBC mauricienne pour des services de direction stratégique. Ces fees réduisent le bénéfice imposable de la GBC à Maurice et augmentent le revenu de la holding en France.
Les règles à respecter
- Prix de pleine concurrence (arm’s length) : les fees doivent correspondre à ce qu’un tiers facturerait pour les mêmes services
- Réalité des services : vous devez pouvoir démontrer que les services ont été réellement rendus (rapports, comptes rendus, livrables)
- Documentation : contrat de prestation, factures détaillées, preuves de réalisation
- Retenue à la source : selon la convention fiscale, une retenue peut s’appliquer (15% max France-Maurice)
La stratégie de rémunération optimale
Si vous restez en France
Combinaison recommandée : salaire minimum (protection sociale) + dividendes de la holding (flat tax 30%) + management fees optimisées entre les entités. L’objectif est de maximiser les revenus imposés à faible taux (dividendes mère-fille) et minimiser ceux à taux élevé (salaire).
Pour nos clients, nous arrivons à optimiser votre rémunération afin que vous ne soyez taxé qu’à 5% sur vos dividendes maximum (même en étant résident fiscal français)
Si vous êtes expatrié
Dividendes de la société locale. C’est généralement le plus simple et le plus avantageux. Les management fees sont moins nécessaires quand toute la structure est dans le même pays.
Passez à l’action
La stratégie de rémunération fait partie intégrante de la structuration internationale. Chez Quarma, nous optimisons non seulement votre structure, mais aussi la manière dont vous en extrayez vos revenus.
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On audite ta situation personnelle, on identifie tes vraies options pour réduire tes impôts légalement, et on cale ta feuille de route (expatriation, structure internationale, optimisation française).
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💡 L’alternative qu’on utilise pour 90 % de nos clients : la Domestic Company mauricienne
La GBC (Global Business Company) est régulièrement présentée comme la seule option pour créer sa société à Maurice. Ce n’est pas vrai. Chez Quarma, 90 % des dossiers que nous accompagnons passent par une Domestic Company — une structure beaucoup plus légère, radicalement moins chère, et souvent tout aussi efficace fiscalement pour un résident mauricien.
Ce que dit vraiment la Domestic Company en 2026
- IS société : 15 % sur les bénéfices (vs 3 % en GBC — mais lire la suite)
- Plus-values mobilières (actions, ETF, crypto, obligations) : 0 %
- Plus-values de cession de titres/société : 0 %
- Dividendes distribués aux associés : 0 % de retenue à la source
- Coût annuel de fonctionnement : environ 4 000 €/an (vs 30 à 60 k€/an pour une GBC « propre »)
- Substance : très légère (aucune licence FSC, aucun employé local obligatoire, aucun bureau physique requis)
- Résidence fiscale mauricienne : oui, la Domestic Company est résidente à Maurice → convention France-Maurice pleinement applicable
- Tax sparing 5 % et article 13 plus-values : oui, applicables (comme pour une GBC)
Pourquoi la Domestic Company bat la GBC dans 9 dossiers sur 10
Le calcul est simple : la GBC « propre » coûte 30 à 60 000 €/an de substance obligatoire (bureau, employé local, Management Company, licence FSC, audit IFRS…). L’économie fiscale du 3 % au lieu du 15 % ne devient rentable qu’à partir de 500 000 € de bénéfice imposable.
Concrètement, sur un bénéfice de 200 000 € (cas typique de nos clients) :
- GBC : 6 000 € d’IS (3 %) + 45 000 € de substance obligatoire = 51 000 €/an
- Domestic Company : 30 000 € d’IS (15 %) + 3 600 € de fonctionnement (formule tout-inclus Quarma) = 34 000 €/an
- Économie Domestic vs GBC : 17 400 €/an
Et surtout : 0 % sur les plus-values mobilières — que ce soient tes actions, tes ETF, tes cryptomonnaies ou tes obligations. Combiné avec les 0 % de retenue à la source sur les dividendes que tu te verses, la Domestic Company devient un véhicule patrimonial d’une redoutable efficacité.
Le seul point où la GBC reste supérieure
La GBC devient objectivement plus intéressante uniquement dans deux cas de figure :
- Ton bénéfice imposable dépasse durablement 500 k€/an et tu peux amortir la substance
- Tu as besoin explicitement du statut de « société internationale régulée » (fonds d’investissement, activités financières, licence bancaire, gestion d’actifs pour tiers, e-commerce à substance étrangère très forte)
Dans 90 % des autres cas — entrepreneurs digitaux, consultants, coaches, freelances, e-commerçants, holdings patrimoniales, investisseurs boursiers ou crypto, familles avec patrimoine à transmettre — la Domestic Company est le vrai bon choix, plus simple, plus souple, radicalement moins cher, et parfaitement conforme aux règles OCDE dès lors que tu es résident fiscal mauricien.
Pourquoi peu de cabinets en parlent
La GBC nécessite obligatoirement une Management Company agréée FSC qui facture 5 000 à 10 000 USD/an de frais récurrents. Beaucoup de « cabinets d’expatriation » sont eux-mêmes des Management Companies (ou en dépendent commercialement). Nous voyons chaque mois des dossiers de clients dirigés vers une GBC alors qu’une simple Domestic Company aurait divisé leur coût annuel par 10.
Chez Quarma, nous ne dépendons d’aucune MC externe. Notre équipe locale Maurice construit la structure qui est la meilleure pour toi, pas celle qui rapporte le plus à un prestataire externe.
Comment on décide entre les deux
Notre audit initial calcule pour chaque profil :
- Le bénéfice imposable projeté à 3 ans
- Le mix opérationnel (activité, clients, marchés)
- La stratégie patrimoniale (dividendes, plus-values, transmission)
- La comparaison chiffrée GBC vs Domestic Company sur 5 ans
Dans 9 dossiers sur 10, le calcul penche fortement vers la Domestic Company. C’est notre positionnement — et c’est pour ça que nos clients économisent en moyenne 15 à 25 k€/an de plus que ceux qui sont passés par un montage GBC standard.
Si tu envisages une société à Maurice, on regarde ta situation et on te dit laquelle des deux structures est la vraie bonne pour toi.

