🎯 EN 30 SECONDES
Un cabinet d’optimisation fiscale internationale ne se juge pas à la société qu’il crée. Il se juge à ce qu’il te laisse gérer seul une fois qu’elle existe.
Les 6 types de prestataires, ce qu’un vrai clé en main doit inclure, les 12 questions à poser avant de signer, et les 7 signaux qui doivent te faire fuir.
📌 L’ESSENTIEL
- Créer une société à l’étranger prend quelques jours. La rendre défendable face au fisc français, c’est chaque année.
- Compte à l’étranger non déclaré : 1 500 € d’amende par compte et par an, 10 000 € dans certains pays, et jusqu’à 80 % de majoration.
- Les banques de plus de 100 juridictions transmettent tes comptes au fisc (CRS). Les plateformes crypto collectent tes données depuis le 1er janvier 2026 (DAC8).
- Dès 10 % d’une société étrangère peu imposée et surtout placée en actifs financiers, ses bénéfices peuvent être imposés chez toi (article 123 bis).
- Fournir des prête-noms ou une domiciliation fictive pour frauder le fisc : jusqu’à 5 ans de prison et 500 000 € d’amende depuis la loi du 25 juin 2026.
Tu veux structurer ta fiscalité à l’international. Des prestataires, il y en a partout. Le problème : la plupart ne vendent qu’un morceau du travail. Et beaucoup d’entrepreneurs se retrouvent avec une société créée en quelques jours, sans personne pour gérer ce qui compte vraiment : ce que le fisc français en pensera dans trois ans. Voici une grille de choix honnête. Elle marche pour n’importe quel cabinet, Quarma compris.
Information générale, pas un conseil adapté à ta situation.
💡 Une des stratégies que l’on utilise chez Quarma :
- L’impôt sur les bénéfices n’est que de 15 %, 3 %, voire même de 0 %
- Il n’y a aucune imposition sur vos plus-values : ni de cessions, ni de placements
- 0 % d’impôts sur vos dividendes — et 5 % seulement en résident fiscal français
« Une taxation TOTALE entre 0 % et 19 % maximum, et ce peu importe où vous êtes dans le monde. »
👉 Chez Quarma, la Domestic Company clé-en-main est à 3 600 €/an. Vérifier si cette stratégie s’applique à ton profil →
Ceci n’est pas adapté ni à tout le monde, ni à toutes les activités.
Les 6 types de prestataires, et ce que chacun ne fait pas
Aucun n’est mauvais en soi. Le problème commence quand tu crois acheter un service complet et que tu n’en achètes qu’une partie.
| Prestataire | Ce qu’il fait bien | Ce qu’il ne fait pas (en général) |
|---|---|---|
| Avocat fiscaliste | Analyse juridique, rescrit, défense en contrôle | Créer et administrer ta société à l’étranger |
| Expert-comptable en France | Ta comptabilité et tes déclarations françaises | Le droit étranger, la substance sur place |
| Management company à l’étranger | Siège, administrateurs résidents, comptabilité locale, banque | Ta résidence fiscale et tout le côté français |
| Vendeur de « sociétés offshore » | Une immatriculation rapide | Analyse, substance, suivi. Parfois, il ajoute des prête-noms |
| Formateur, infopreneur | Les grands principes, une communauté | Voir ton dossier, créer ou assumer quoi que ce soit |
| Cabinet clé en main | Coordonner tout, du diagnostic au suivi annuel | Tout faire seul : il doit te dire avec quels partenaires locaux il travaille |
Le prestataire étranger connaît son pays. Le professionnel français connaît la France. Ton risque, lui, se trouve entre les deux : là où le fisc français regarde une société étrangère détenue par un résident français. Si personne n’est chargé de cette jonction, personne ne la traite.
🎯 Le risque fiscal n’est pas dans le pays où tu crées ta société. Il est en France, là où tu vis.
Ce qu’un service vraiment clé en main doit inclure
« Clé en main » ne veut rien dire sans la liste. Voici les sept étapes minimum. S’il en manque une, demande qui s’en charge, par écrit.
| Étape | Ce qui doit être fait | Si c’est oublié |
|---|---|---|
| 1. Diagnostic de résidence fiscale | Foyer, activité, intérêts économiques (article 4 B du CGI), aujourd’hui et après ton projet | Tout repose sur une hypothèse fausse |
| 2. Choix de la structure | Pays sous convention, société opaque ou transparente, régime adapté à l’activité | Société transparente : tout est imposé chez toi |
| 3. Création et banque | Statuts, immatriculation, licence, compte bancaire | Une société sans compte, ou un compte bloqué |
| 4. Substance et direction effective | Administrateurs qui décident vraiment, conseils sur place, moyens réels | Société jugée dirigée depuis la France |
| 5. Comptabilité et audit local | Comptes tenus, audités si la loi l’exige, déposés à temps | Pénalités locales, rien à montrer en contrôle |
| 6. Obligations en France | 3916-bis, 2047, crédit d’impôt, analyse 123 bis ou 209 B | Amendes, redressement, reprise sur 10 ans |
| 7. Suivi annuel | Revue de ta résidence, de la substance, des lois | Le montage de 2026 ne tient plus en 2028 |
L’étape 4 fait tomber le plus de montages. Une société dont les décisions se prennent depuis ton salon peut être jugée dirigée depuis la France, ou y avoir un établissement stable : ses bénéfices sont alors imposés ici. Les critères sont dans les 5 règles de la substance économique et les 7 preuves que la DGFiP vérifie sur place.
À Maurice, une GBC doit être administrée par une management company agréée, avoir au moins deux administrateurs résidents, son compte bancaire principal sur place et des comptes audités. C’est un minimum, pas une garantie : le fisc français regarde où les décisions se prennent.
Les obligations françaises que ton cabinet doit maîtriser
Tant que tu es résident fiscal français, ta société étrangère ne te dispense d’aucune obligation en France. Elle en ajoute.
1. Tes comptes à l’étranger : le 3916-bis
Chaque année, avec ta déclaration de revenus, tu déclares tes comptes bancaires et crypto ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger (y compris, dans certains cas, ceux sur lesquels tu as une procuration). Sinon :
- 1 500 € par compte bancaire, 10 000 € si le pays ne donne pas accès aux renseignements bancaires ;
- 750 € par compte crypto, 1 500 € si leur valeur a dépassé 50 000 € dans l’année ;
- jusqu’à 80 % de majoration sur l’impôt rattrapé, une reprise sur 10 ans, et les sommes transférées présumées être des revenus, sauf preuve contraire.
Exemple chiffré (hypothétique) : deux comptes bancaires et un compte crypto de plus de 50 000 €, oubliés trois ans. 3 × 1 500 € × 3 = 13 500 € d’amendes, avant le moindre redressement. Le détail : notre guide du 3916-bis.
2. Tes dividendes : le formulaire 2047
Les dividendes de ta société étrangère passent par le 2047, puis ta déclaration de revenus. C’est là que la convention joue : avec Maurice, le crédit d’impôt de 25 % ramène la flat tax de 31,4 % à 6,4 % en restant résident fiscal français, dans certains cas et sous conditions. Mal réclamé, tu paies plein pot. Voir le rescrit sur les dividendes étrangers.
3. Articles 123 bis et 209 B : les bénéfices imposés chez toi
- 123 bis (toi) : tu détiens au moins 10 % d’une entité étrangère à régime fiscal privilégié, dont l’actif est à plus de 50 % financier ? Ses bénéfices sont imposables chez toi, même jamais versés. Sauf si tu prouves que ce n’est pas un montage artificiel.
- 209 B (ta société française) : elle détient plus de 50 % d’une entité étrangère à régime privilégié ? Les bénéfices de celle-ci peuvent être imposés en France, sauf clause de sauvegarde (activité réelle sur place, notamment).
Régime privilégié : un impôt sur les bénéfices inférieur d’au moins 40 % à l’impôt français (article 238 A du CGI). Plus le taux étranger est bas, plus la substance compte.
4. L’échange automatique : CRS, DAC8, DAC6
- CRS : depuis 2017, les banques étrangères transmettent chaque année les comptes des résidents français (identité, soldes, revenus). Plus de 100 juridictions échangent, dont Maurice.
- DAC8 et CARF : depuis le 1er janvier 2026, les prestataires crypto collectent les données de leurs clients, à déclarer avant le 15 juin 2027. 48 juridictions appliquent le cadre CARF de l’OCDE.
- DAC6 : l’intermédiaire qui conçoit ou vend un montage transfrontière présentant certains « marqueurs » doit le déclarer dans les 30 jours (amende jusqu’à 10 000 €).
La question n’est plus « est-ce que le fisc le saura ? ». Il le saura. C’est « est-ce que ton dossier tient quand il le saura ? ».
🎯 Tant que tu vis en France, ta société étrangère ne supprime aucune déclaration. Elle en ajoute.
Ton dossier, vu des deux côtés de la frontière
Résidence fiscale, structure, substance, obligations françaises : on regarde ta situation réelle, et on te dit franchement ce qui tient et ce qui ne tient pas.
Les 12 questions à poser avant de signer
Pose-les à chaque prestataire, Quarma compris. Un cabinet sérieux répond sans détour, et par écrit.
Sur la structure
- Y a-t-il un rescrit, et sur quoi porte-t-il ? Un rescrit engage l’administration envers celui qui l’a demandé, pour les faits décrits. Lis-le, et demande si ta situation est la même ou s’il faut une demande à ton nom.
- Qui sont les administrateurs locaux, et que décident-ils ? Des noms, et la preuve qu’ils participent aux décisions.
- Quelle substance concrète ? Bureau, personnel, dépenses, conseils sur place.
- Quelle convention s’applique, et quel article pour tes dividendes ?
Sur l’argent
- Quel est le coût total par an, pas seulement la création ? Frais annuels, administrateurs, comptabilité, audit, licence, banque, déplacements.
- Qui fait tes déclarations françaises ? Si c’est « ton comptable », vérifie qu’il est au courant.
- Comment sont calculés les honoraires ? Indexés sur l’impôt économisé, ou assortis d’une clause de confidentialité : ce sont des marqueurs DAC6.
Le jour où ça se passe mal
- Que se passe-t-il en cas de contrôle ? Qui répond, avec quels documents ? Pour t’y préparer : les trois notions qui font tomber une société étrangère.
- Comment on sort de la structure ? Dissolution, vente, retour en France : la sortie se prévoit à l’entrée.
- Comment sont traités CRS, DAC6 et DAC8 ? Si on te dit que « ta banque ne déclarera rien », c’est terminé.
- Le cabinet a-t-il une assurance responsabilité civile professionnelle ? Obligatoire en France pour les avocats et les experts-comptables. Demande l’attestation à tout prestataire.
- S’il disparaît demain, qui détient tes documents ? Statuts, registres, accès bancaires : tout doit être à ton nom.
Les 7 signaux qui doivent te faire fuir
Un seul suffit. N’attends pas le deuxième.
| Ce qu’on te dit | Ce que ça cache |
|---|---|
| « 0 % garanti », sans une question sur ta vie | Ton taux dépend de ta résidence, de ton activité et de la substance. Avant le diagnostic, c’est un slogan. |
| « Personne ne saura que c’est toi » | Les banques identifient les bénéficiaires effectifs. L’échange automatique fait le reste. |
| Un prête-nom qui signe sans décider | De la dissimulation. Le fournir pour éluder l’impôt est un délit (article 1744 du CGI) : 5 ans et 500 000 € depuis juin 2026. |
| « Rien à déclarer en France » | Faux pour un résident français : 3916-bis, 2047, parfois 123 bis. |
| Un pays sans convention fiscale | Pas de crédit d’impôt, pas de règle pour trancher ta résidence. |
| « Pas besoin d’y aller » | Pilotée depuis la France, ta société peut être imposée en France. |
| Honoraires en % de l’impôt économisé | Un marqueur DAC6. Et un cabinet payé sur l’économie promise a intérêt à la gonfler. |
🎯 Si on te promet 0 % avant de t’avoir posé une seule question sur ta vie, ce n’est pas un conseil. C’est un produit.
Comment on travaille chez Quarma (et ce qu’on refuse)
Tu as la grille. Voici comment on s’y place. À toi de vérifier.
1. On part de toi, pas d’un pays
Résidence, activité, projet de vie : le diagnostic d’abord, le pays ensuite. Parfois, la bonne réponse, c’est de ne rien créer.
2. Une structure sous convention, validée par écrit
Des sociétés opaques, sous convention fiscale, dont le traitement a été validé par écrit par l’administration française (rescrit). Dans certains cas, sous conditions et selon l’activité :
- Impôt sur les bénéfices : 15 %, 3 % ou 0 %, selon l’activité ;
- aucune imposition sur les plus-values (cessions, placements) dans la structure ;
- 0 % sur les dividendes, et 6,4 % en restant résident fiscal français (31,4 % de flat tax moins 25 % de crédit d’impôt, convention France-Maurice).
Qui paie 3 % et qui paie 15 % ? Réponse dans la vraie règle mauricienne.
3. Une substance réelle, un suivi dans la durée
Des administrateurs qui décident, des comptes tenus sur place, une structure revue au fil des années : c’est ce qui tient en contrôle, bien plus que le taux affiché. Repères de coût : une Domestic Company à Maurice, 3 600 € par an ; une GBC, 14 000 € plus 2 000 € d’audit. Demande-nous ce que couvre chaque ligne.
Ce qu’on refuse
Les prête-noms, l’anonymat, les montages sans substance, le 0 % sans conditions, et les dossiers où une structure à l’étranger ne se justifie pas. ⚠️ Ni pour tout le monde, ni pour toutes les activités.
Questions fréquentes
Combien coûte un cabinet d’optimisation fiscale internationale ?
Un avocat facture en général au temps passé, une management company l’administration annuelle, un cabinet clé en main l’ensemble. Compare le coût total sur plusieurs années, jamais le seul prix de la création.
Avocat fiscaliste ou cabinet clé en main ?
L’avocat pour une analyse pointue, un rescrit ou un contentieux. Le clé en main pour créer la structure et la faire vivre dans les deux pays. L’essentiel : qu’une seule personne soit responsable de l’ensemble.
L’optimisation fiscale internationale est-elle légale ?
Oui, si la structure est réelle, a une substance et est déclarée en France. Elle devient illégale avec une société fictive, un prête-nom ou une dissimulation. Abus de droit ou manœuvres frauduleuses : 80 % de majoration.
Faut-il déclarer sa société étrangère quand on vit en France ?
Oui : les comptes à l’étranger que tu détiens ou utilises (3916-bis), les revenus versés (2047) et, si l’article 123 bis s’applique, des obligations déclaratives spécifiques.
Comment savoir si un cabinet est sérieux ?
Il parle de ta vie avant de parler de pays, il met tout par écrit (coût annuel, rôle de chacun, rescrit) et il montre son attestation d’assurance. Et il ne promet jamais 0 % sans conditions.
Que risque-t-on si sa société étrangère est requalifiée ?
L’impôt français sur les bénéfices, 0,20 % d’intérêts de retard par mois, et 40 % de majoration (manquement délibéré) ou 80 % (abus de droit, fraude). Plus, pour les comptes non déclarés, les amendes 3916-bis et une reprise sur 10 ans.
📚 Pour aller plus loin
- 6 étapes pour ne (presque) plus jamais payer d’impôts : la méthode complète
- Substance économique : les 5 règles pour que ta société à l’étranger ne soit pas requalifiée
- Substance à l’étranger : les 7 preuves concrètes que la DGFiP vérifie sur place
- Ta société à l’étranger tiendrait-elle un contrôle fiscal ?
- Conventions fiscales et double imposition sur dividendes : décoder les clauses qui changent tout
- Formulaire 3916-bis : déclarer tes comptes à l’étranger sans te faire redresser
- Les erreurs fiscales qui coûtent cher aux expatriés français
- Société opaque vs transparente : le guide fiscal complet 2026
- Île Maurice : qui paie 3 % et qui paie 15 % ? La vraie règle
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On audite ta situation personnelle, on identifie tes vraies options pour réduire tes impôts légalement, et on cale ta feuille de route (expatriation, structure internationale, optimisation française).
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