« 🗣️ le mieux pour se verser des dividendes, c’est de se mettre en SAS ou SASU »
– une des + grosses conneries que l’on entend partout 😅
Je vous ai donc fait le calcul de rémunération
– uniquement sous forme de dividendes VS uniquement en rémunération de gérance
1/ 𝗗𝗶𝗳𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗦𝗔𝗦 / 𝗦𝗔𝗦𝗨 𝗲𝘁 𝗦𝗔𝗥𝗟 / 𝗘𝗨𝗥𝗟
Statut
– SAS / SASU : assimilé salarié
– SARL / EURL : TNS, indépendant
– SARL égalitaire ou minoritaire : assimilé salarié
Cotisations sociales
– SAS / SASU : régime général de la sécurité sociale
– SARL / EURL : sécurité sociale des indépendants
– SARL égalitaire ou minoritaire : régime général de la sécurité sociale
Rémunération
– SAS / SASU : + de 80 % de cotisations sur le salaire + impôts sur le revenu
– SARL / EURL : 45 % de cotisations sur sa rémunération de gérance + impôts sur le revenu
Dividendes
– SAS / SASU : soumis à la flat tax de 30 %
– SARL / EURL : soumis à cotisations sociales pour ce qui dépasse 10 % du capital social
2/ 𝗣𝗼𝘂𝗿 𝟭𝟬𝟬 𝟬𝟬𝟬€ 𝗱𝗲 𝗯𝗲́𝗻𝗲́𝗳𝗶𝗰𝗲𝘀
1. Dividendes en SAS / SASU
IS : 6 375€ + 14 375€ = – 20 750€
Flat tax sur 79 250€ = – 23 775€
→ restant net disponible = 55 475€, soit une taxation totale à 45 %
2. Rémunération de gérance en SARL / EURL
→ revenu net disponible → 54 279 €, soit une taxation totale à 45 %
⚠️ Dans tous les calculs en versement exclusif de dividendes
– tu n’as aucune couverture sociale, ni retraite
– je n’ai pas pris en compte la taxe PUMA
→ et les calculs ont été faits pour un célibataire résident fiscal français et sans enfant
3/ 𝗣𝗼𝘂𝗿 𝟮𝟬𝟬 𝟬𝟬𝟬€ 𝗱𝗲 𝗯𝗲́𝗻𝗲́𝗳𝗶𝗰𝗲𝘀
1. Dividendes en SAS / SASU
IS : 6 375€ + 39 375€ = – 45 750€
Flat tax sur 154 250€ = – 46 275€
→ restant net disponible = 107 975€, soit une taxation totale à 45 %
2. Rémunération de gérance en SARL / EURL
→ revenu net disponible → 99 181€, soit une taxation totale à 50 %
4/ 𝗘𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀
Les dividendes de SAS / SASU « commencent » à être avantageux
– à partir de 200 000€ de bénéfices pour un célibataire, résident fiscal français et sans enfants
– ce montant est donc encore + haut pour un + « gros » foyer fiscal
⚠️ Ici nous n’avons étudié que les dividendes
– les SAS / SASU ont bien d’autres avantages par rapport aux SARL / EURL
🗣️ Alors la prochaine fois qu’on vous dit « les dividendes c’est le top en SAS / SASU »
– vous saurez quoi répondre
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Pour aller plus loin : les guides Quarma sur l’optimisation fiscale internationale
Les décisions fiscales prennent tout leur sens dans un cadre stratégique global. Voici les guides Quarma qui complètent cet article et couvrent l’ensemble des sujets clés pour un entrepreneur français en 2026.
Le pilier Maurice — la destination fiscale n°1 pour entrepreneurs français en 2026
Sur les 100+ dossiers d’expatriation fiscale accompagnés depuis 2019, plus de 90 % de nos clients qui s’expatrient choisissent Maurice. Ce n’est pas idéologique — c’est mathématique. Le régime GBC (Global Business Company) permet d’atteindre 3 % effectif d’impôt société grâce au Foreign Tax Credit présumé de 80 %, la convention France-Maurice signée en 1980 contient une clause de tax sparing 5 % unique au monde, et l’article 13 exonère les plus-values mobilières à 0 %.
- Maurice pour entrepreneur français : le guide complet 2026 (PILIER)
- GBC à Maurice : guide complet (création, coûts, obligations)
- Convention fiscale France-Maurice : le guide décrypté
- Fiscalité société Maurice : le 15 % → 3 % expliqué
- GBC vs Authorised vs Domestic : la matrice de décision
Comparatifs et alternatives fiscales 2026
Chaque destination a son profil idéal. Dubaï pour les célibataires HNW, Portugal IFICI pour les profils tech, Andorre pour les freelances < 200 k€, Maurice pour les familles avec patrimoine à transmettre.
- Maurice vs Dubaï : le vrai comparatif 2026
- Turquie : 20 ans à 0 % d’impôt (loi 7582)
- Exit tax 2026 : qui est vraiment concerné
- Article 4B CGI : les 4 critères de résidence fiscale française
- Substance économique : les 5 règles pour ne pas être requalifié
Mise à jour 2026 : ce qui a changé
La fiscalité internationale évolue vite. Voici les changements majeurs à connaître pour 2026 :
- Loi turque 7582 : 20 ans à 0 % d’impôt sur revenus étrangers (mai 2026)
- Portugal IFICI : le nouveau régime post-NHR à 20 % flat sur 10 ans
- Convention BEPS multilatérale : le Principal Purpose Test permet désormais aux administrations de refuser l’application des conventions en cas d’abus caractérisé
- CARF (Crypto-Asset Reporting Framework) : échange automatique d’informations sur les avoirs crypto à partir de 2026-2027
- DAC8 : la directive européenne étend l’échange automatique aux plateformes crypto
- Maurice : le régime GBC à 3 % effectif reste stable et défendu par le gouvernement mauricien à l’OCDE
Le message clé : les régimes fiscaux avantageux existent toujours, mais ils exigent désormais une substance économique réelle et une vraie résidence fiscale — plus de coquilles offshore possibles.
FAQ rapide
Est-ce que ces stratégies sont légales ?
Oui, à condition de respecter les règles de résidence fiscale, de substance économique et de déclaration. La différence entre l’optimisation (légale) et l’évasion (illégale) tient au respect des critères de fond.
À partir de quel niveau de revenus l’expatriation devient rentable ?
Pour Maurice : environ 200 k€ de CA annuel (setup + substance = 30-60 k€/an). Pour Andorre : 100 k€. Pour Dubaï : 300 k€+ pour amortir le coût de la vie familial. En dessous, l’optimisation française reste souvent plus efficace.
Combien de temps prend un déménagement fiscal complet ?
Compter 6 à 12 mois entre la décision et la résidence fiscale opérationnelle. L’anticipation exit tax (si concerné) demande 6+ mois de préparation.

