Andorre pour entrepreneur français : LE guide complet 2027

Andorre pour entrepreneur français : LE guide complet 2027

🎯 EN 30 SECONDES

Andorre, c’est 10 % maximum d’impôt sur le revenu et sur les sociétés, à 2 h de Toulouse. Mais la réforme 2026 a durci l’accès.

Résidence passive désormais à 1 M€ d’investissement et 50 000 € de dépôt non remboursable. Résidence active toujours accessible via une société à 3 000 € de capital. Ce guide complet t’explique laquelle viser, à quel coût réel, et comment sortir proprement du système fiscal français.

📌 EN 30 SECONDES

Fiscalité : IRPF progressif 0 % / 5 % / 10 % (10 % au-delà de 40 000 €), IS à 10 % flat, IGI (TVA) à 4,5 %, aucun impôt sur la fortune, aucun droit de succession en ligne directe.

Deux voies de résidence : la résidence active (183 jours/an, société andorranne ou emploi, capital SL 3 000 €, affiliation CASS) reste la plus accessible pour un entrepreneur. La résidence passive (90 jours/an) exige depuis 2026 1 000 000 € d’investissement — ou 400 000 € via le Fonds du logement — plus 50 000 € de dépôt non remboursable à l’AFA.

Andorre revient systématiquement dans les conversations d’entrepreneurs français qui envisagent l’expatriation fiscale. Et pour de bonnes raisons : 10 % d’impôt maximum, deux heures de route depuis Toulouse, le français parlé partout, la sécurité, la montagne. Sur le papier, c’est presque trop beau.

Sauf que la réalité 2026-2027 est plus nuancée. La principauté a considérablement durci les conditions d’accès à la résidence passive, la pression immobilière est réelle, et surtout : Andorre n’est plus un paradis opaque depuis longtemps — échange automatique d’informations, convention fiscale avec la France, coopération pleine et entière avec Bercy.

Ce guide est le plus complet que tu trouveras en français sur le sujet. On va couvrir la fiscalité réelle, les deux voies de résidence avec leurs coûts exacts, la création de société, le banking, le coût de la vie, où s’installer, les pièges classiques, et surtout : comment sortir proprement du système fiscal français — parce que c’est là que 80 % des dossiers se plantent.

💡 Une des stratégies que l’on utilise chez Quarma :

  • L’impôt sur les bénéfices n’est que de 15 %, 3 %, voire même de 0 %
  • Il n’y a aucune imposition sur vos plus-values : ni de cessions, ni de placements
  • 0 % d’impôts sur vos dividendes — et 5 % seulement en résident fiscal français

« Une taxation TOTALE entre 0 % et 19 % maximum, et ce peu importe où vous êtes dans le monde. »

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Ceci n’est pas adapté ni à tout le monde, ni à toutes les activités.

📋 Table des matières

  1. Andorre en bref : ce qu’il faut savoir avant tout
  2. La fiscalité andorrane complète (IRPF, IS, IGI, patrimoine)
  3. Résidence active : la voie de l’entrepreneur
  4. Résidence passive : ce qui a changé en 2026
  5. Créer une société en Andorre : procédure et coûts
  6. Ouvrir un compte bancaire en Andorre
  7. Le coût de la vie réel en 2027
  8. Où s’installer : les 7 paroisses passées en revue
  9. Andorre face aux autres destinations
  10. Sortir du système fiscal français proprement
  11. Les 8 pièges qui ruinent les dossiers
  12. 3 profils types et leur arbitrage
  13. FAQ complète
  14. Le verdict Quarma

Andorre en bref : ce qu’il faut savoir avant tout

La Principauté d’Andorre est un micro-État de 468 km² niché entre la France et l’Espagne, dans les Pyrénées. Environ 85 000 habitants, dont près de la moitié d’étrangers. Co-principauté dirigée par deux co-princes : le président de la République française et l’évêque d’Urgell.

Les points qui comptent pour un entrepreneur

  • Langue : le catalan est officiel, mais le français et l’espagnol sont parlés partout. Aucune barrière linguistique.
  • Monnaie : l’euro, sans être membre de l’UE. Pas de change, pas de risque monétaire.
  • Distance : 2 h de Toulouse, 3 h de Barcelone, 2 h 30 de Perpignan. Aéroports internationaux accessibles.
  • Sécurité : l’un des taux de criminalité les plus bas d’Europe.
  • Santé : système andorran (CASS) de bon niveau, et proximité immédiate des hôpitaux français et espagnols.
  • Communauté française : environ 5 000 Français résidents, en croissance constante.

Ce qu’Andorre n’est plus

Beaucoup de contenus datés parlent encore d’Andorre comme d’un « paradis fiscal opaque ». C’est faux depuis plus de dix ans. La principauté :

  • applique l’échange automatique d’informations (norme CRS) depuis 2018 ;
  • a signé une convention fiscale avec la France (en vigueur depuis 2016) ;
  • ne figure sur aucune liste noire de l’UE ou de l’OCDE ;
  • impose ses résidents — modestement, mais réellement.

C’est précisément ce qui en fait une destination solide : la fiscalité y est basse et légale, pas cachée. Ta banque andorranne transmet tes données. Si tu cherches l’opacité, ce n’est pas ici — et c’est une bonne nouvelle pour la pérennité du montage.

La fiscalité andorrane complète

IRPF : l’impôt sur le revenu des personnes physiques

C’est le cœur du sujet. L’IRPF andorran est progressif à trois tranches :

Tranche de revenu annuel Taux
Jusqu’à 24 000 € 0 %
De 24 000 à 40 000 € 5 %
Au-delà de 40 000 € 10 %

S’ajoutent un abattement général de 3 000 € et 750 € par enfant à charge. Le taux marginal maximal reste donc de 10 %, quel que soit le niveau de revenu — c’est le point décisif face à un barème français qui grimpe à 45 % (plus la CEHR).

IS : l’impôt sur les sociétés

10 % flat sur les bénéfices. Certains régimes spécifiques permettent de descendre à 2 % effectif (activités de gestion internationale, exploitation d’actifs incorporels), sous conditions de substance strictes.

IGI : la TVA andorranne

4,5 % de taux normal — contre 20 % en France. Taux réduits à 1 % (alimentation, livres, santé) et 0 % pour certaines activités. C’est l’un des taux les plus bas d’Europe, et cela se ressent directement sur le pouvoir d’achat.

Ce qui n’existe pas en Andorre

  • Aucun impôt sur la fortune (pas d’équivalent IFI)
  • Aucun droit de succession ni de donation en ligne directe
  • Aucune taxe d’habitation au sens français
  • Pas de prélèvements sociaux de type CSG/CRDS sur les revenus du capital

Traitement des dividendes et plus-values

Les dividendes de source andorranne perçus par un résident sont exonérés d’IRPF (la société a déjà payé l’IS à 10 %). Les plus-values sur cession de participations sont exonérées lorsque la participation est inférieure à 25 % ou détenue depuis plus de 10 ans. Les règles exactes dépendent de la structure de détention — c’est un point à cadrer en amont.

Résidence active : la voie de l’entrepreneur

C’est la voie que nous recommandons à la très grande majorité des entrepreneurs français. Elle suppose une activité économique réelle en Andorre.

Les conditions

  • 183 jours de présence effective par an sur le territoire andorran
  • Une activité : soit tu crées ou reprends une société andorranne en détenant au moins 20 % du capital et en exerçant une fonction de direction, soit tu es salarié d’une entreprise locale
  • Un logement en Andorre (bail ou propriété)
  • Casier judiciaire vierge (France + pays de résidence des 5 dernières années)
  • Certificat médical et affiliation à la CASS (sécurité sociale andorranne)
  • Dépôt de garantie auprès de l’AFA, restitué en fin de résidence

Les avantages par rapport à la passive

  • Coût d’entrée infiniment plus bas : quelques milliers d’euros contre 1 M€ d’investissement
  • Accès à la CASS : couverture santé publique andorranne, retraite, prévoyance
  • Droit d’exercer une activité économique locale
  • Chemin plus lisible vers la résidence permanente puis, à très long terme, la nationalité

La contrainte réelle

183 jours, c’est plus de la moitié de l’année. Ce n’est pas un détail administratif : il faut réellement vivre en Andorre. Pour un entrepreneur qui voyage beaucoup, c’est une contrainte à mesurer honnêtement avant de se lancer. Un dossier où la présence n’est pas tenue est un dossier fragile face à un contrôle français.

Résidence passive : ce qui a changé en 2026

C’est la grosse actualité à connaître. La réforme entrée en application en 2026 a considérablement relevé la barre.

Les nouvelles conditions

Critère Exigence 2026
Investissement en Andorre 1 000 000 € en actifs andorrans éligibles
Option alternative 400 000 € via le Fonds andorran pour le logement
Dépôt AFA (titulaire) 50 000 € non remboursables
Dépôt AFA (par personne à charge) 12 000 €
Présence minimale 90 jours par an
Assurance santé Privée obligatoire (pas d’accès CASS)
Activité locale ❌ Interdite

Ce que ça change concrètement

Le passage du dépôt AFA à 50 000 € non remboursables est le point le plus douloureux : c’est de l’argent définitivement perdu, pas une caution. Ajouté au million d’investissement, le ticket d’entrée réel dépasse largement ce que la plupart des entrepreneurs peuvent ou veulent immobiliser.

Notre lecture : la résidence passive s’adresse désormais à des profils patrimoniaux — rentiers, family offices, cédants d’entreprise disposant de liquidités importantes. Pour un entrepreneur en activité, la résidence active reste la seule voie économiquement rationnelle.

L’avantage qui subsiste

90 jours au lieu de 183. Pour quelqu’un qui voyage énormément ou qui garde des attaches fortes ailleurs, cette souplesse peut justifier le coût — à condition d’avoir les moyens, et de rester vigilant : passer 90 jours en Andorre et 200 jours en France, c’est rester résident fiscal français.

Créer une société en Andorre : procédure et coûts

Les formes juridiques

  • SL (Societat Limitada) — l’équivalent de la SARL. Capital minimum 3 000 €, à déposer intégralement sur un compte andorran avant la signature notariée. C’est la forme retenue dans la quasi-totalité des dossiers entrepreneurs.
  • SA (Societat Anònima) — équivalent de la SA. Capital minimum 60 000 €. Réservée aux projets d’envergure ou à l’entrée d’investisseurs.

La procédure étape par étape

  1. Réservation du nom auprès du Registre des sociétés (compter 1 à 3 semaines)
  2. Demande d’investissement étranger — obligatoire pour un non-résident, délai de 2 à 4 semaines
  3. Dépôt du capital sur un compte bancaire andorran bloqué
  4. Signature des statuts devant notaire andorran
  5. Immatriculation au Registre des sociétés
  6. Obtention du numéro NRT (identifiant fiscal) et de la licence d’activité communale
  7. Déblocage du capital et démarrage de l’activité

Délai total réaliste : 3 à 6 mois. L’autorisation d’investissement étranger mobilise à elle seule 3 à 6 semaines, et l’ouverture du compte bancaire est souvent le vrai goulot d’étranglement. Les annonces à « 15 jours » ignorent systématiquement ces deux étapes.

Les coûts réels

Poste Montant indicatif
Capital social SL 3 000 € (récupérables, c’est ton capital)
Frais de constitution (notaire, registre, gestoria) 2 500 – 5 000 €
Licence d’activité communale 500 – 1 500 €/an selon paroisse
Comptabilité annuelle 1 500 – 4 000 €/an
Cotisations CASS (dirigeant) ~ 500 €/mois
Bureau (domiciliation à espace réel) 200 – 1 200 €/mois

Budget de démarrage réaliste : 8 000 à 15 000 € la première année, hors logement personnel.

Le point substance

Andorre exige une activité réelle : local, présence, décisions prises sur place. Une société-boîte-aux-lettres ne passe ni le contrôle andorran, ni surtout le contrôle français. C’est le même principe que partout ailleurs — et c’est ce qui fait tenir le montage dans la durée.

Ouvrir un compte bancaire en Andorre

Le paysage bancaire andorran est concentré autour de quelques établissements : Andbank, MoraBanc, Creand (ex-Crèdit Andorrà).

Ce qu’il faut savoir

  • KYC exigeant : justificatif d’origine des fonds, patrimoine, activité, parfois business plan. Compte 2 à 6 semaines d’instruction.
  • Dépôt minimum fréquent pour les non-résidents : souvent 50 000 € et plus. Beaucoup plus souple une fois la résidence obtenue.
  • Frais de tenue : 20 à 60 €/mois selon la banque et le type de compte.
  • Échange automatique CRS : tes données sont transmises à ton pays de résidence fiscale. Aucune opacité, et c’est très bien ainsi.

Conseil pratique : ouvre le compte après avoir engagé la procédure de résidence, pas avant. Les banques andorranes traitent nettement plus facilement les dossiers de futurs résidents que ceux de non-résidents sans lien avec le pays.

Le coût de la vie réel en 2027

Andorre n’est pas une destination bon marché. La fiscalité est basse, le coût de la vie ne l’est pas — surtout sur le logement.

Logement : le vrai sujet

Type de bien Location mensuelle Achat
Studio / T1 800 – 1 300 € 180 000 – 300 000 €
T3 (60-80 m²) 1 400 – 2 200 € 350 000 – 600 000 €
Maison / chalet 2 500 – 5 000 € 700 000 – 2 M€+

Attention : la crise du logement andorrane est réelle. L’offre locative est très tendue, les prix ont fortement augmenté depuis 2020, et trouver un bien avant d’avoir la résidence relève du parcours du combattant. C’est le premier obstacle pratique des dossiers, bien avant la fiscalité.

Le reste du budget

  • Courses : globalement 10 à 20 % moins cher qu’en France, grâce à l’IGI à 4,5 %
  • Restaurant : 15 – 30 € un repas correct
  • Carburant : nettement moins cher qu’en France (l’une des raisons du tourisme frontalier)
  • CASS : ~ 500 €/mois pour un dirigeant, couverture santé incluse
  • École française : le système éducatif andorran comprend une filière française publique et gratuite — un vrai atout familial

Budget mensuel réaliste : 2 500 – 3 500 € pour un couple, 3 500 – 5 500 € pour une famille avec enfants. Le logement représente à lui seul 45 à 60 % du total.

Où s’installer : les 7 paroisses passées en revue

  • Andorra la Vella — la capitale. Tout à pied, commerces, administrations, vie urbaine. Le plus cher, et le plus dense.
  • Escaldes-Engordany — collée à la capitale, plus résidentielle et haut de gamme. Thermes de Caldea. Très prisée des expatriés.
  • La Massana — familiale, accès direct au domaine skiable de Vallnord, bon compromis calme/proximité. Notre recommandation la plus fréquente pour les familles.
  • Ordino — la plus authentique et la plus verte, classée réserve de biosphère. Calme, un peu excentrée.
  • Encamp — plus abordable, bien desservie, accès à Grandvalira. Bon rapport qualité/prix.
  • Canillo — la plus montagne, au cœur du domaine skiable. Idéale pour un profil outdoor, moins pratique au quotidien.
  • Sant Julià de Lòria — au sud, frontière espagnole. La plus accessible financièrement, à 20 min de la capitale.

En pratique : la majorité des entrepreneurs français s’installent sur l’axe Andorra la Vella — Escaldes — La Massana, qui concentre les services, les écoles et la vie sociale.

Andorre face aux autres destinations

Critère Andorre Maurice Dubaï Chypre
IR max 10 % 15 % 0 % 0-35 %
IS 10 % 15 % / 3 % 9 % 12,5 %
Présence requise 183 j (active) 183 j 90 j 60 ou 183 j
Distance de Paris ~ 2 h 11 h 7 h 4 h
Convention avec la France ✅ ✅ (tax sparing) ❌ ✅
Ticket d’entrée Faible (active) Faible Moyen Faible
Coût de la vie Élevé (logement) -30/-45 % vs Paris Élevé Moyen

La lecture Quarma : Andorre gagne sur la proximité et la simplicité de vie (français parlé, école française, 2 h de route). Maurice gagne sur le coût de la vie et la convention tax sparing. Dubaï affiche 0 % mais reste hors convention, donc structurellement plus exposé aux textes anti-exilés. Le choix dépend de ton profil, pas d’un classement absolu.

Sortir du système fiscal français proprement

C’est la partie que 80 % des candidats négligent — et celle qui coûte le plus cher quand elle est bâclée. Obtenir la résidence andorranne ne suffit pas : encore faut-il cesser d’être résident fiscal français.

L’article 4 B du CGI : les 4 critères

Tu es résident fiscal français si un seul de ces critères est rempli :

  1. Foyer — le lieu de résidence habituelle de ta famille (conjoint, enfants)
  2. Séjour principal — plus de 183 jours passés en France
  3. Activité professionnelle exercée en France à titre principal
  4. Centre des intérêts économiques — le lieu de tes principaux investissements et sources de revenus

Le piège classique : partir seul en Andorre en laissant conjoint et enfants en France. Le critère « foyer » suffit alors à te maintenir résident fiscal français, quels que soient tes jours de présence.

L’exit tax

Elle se déclenche si tu détiens, au moment du départ, plus de 800 000 € de titres ou plus de 50 % des parts d’une société. Elle porte sur les plus-values latentes — tes gains sur le papier, comme si tu vendais le jour du départ.

Bonne nouvelle pour Andorre : le sursis de paiement s’applique, et la dette s’efface après 2 à 5 ans de détention selon le montant. Attention toutefois : Andorre n’étant ni dans l’UE ni dans l’EEE, le régime applicable est celui des pays tiers — sursis sur demande et constitution de garanties, contrairement à un départ intra-UE où le sursis est automatique.

La convention fiscale France-Andorre

En vigueur depuis 2016, elle règle les conflits de résidence et évite la double imposition. C’est un atout majeur : elle sécurise juridiquement le montage et protège des textes visant en priorité les pays sans convention.

Le calendrier à respecter

  1. 6 mois avant : audit de situation, choix de la voie de résidence, préparation de la structure
  2. 3 mois avant : lancement de la création de société et de la demande de résidence
  3. Au départ : formulaire 2042-NR, déclaration de transfert de domicile, clôture ou conservation documentée des comptes français
  4. Année N+1 : première déclaration andorranne, déclaration française des revenus de source française uniquement

Les 8 pièges qui ruinent les dossiers

  1. Partir sans la famille. Le critère du foyer prime sur tout. Conjoint et enfants restés en France = résidence fiscale française maintenue.
  2. Ne pas tenir les 183 jours. Le jour où l’administration demande les preuves (billets, relevés, factures), il faut pouvoir les produire.
  3. Garder un logement disponible en France. Une résidence secondaire vide toute l’année est un indice fort de maintien du foyer.
  4. Créer une société-coquille. Sans local, sans activité réelle, sans décisions prises sur place, la structure ne tient ni côté andorran ni côté français.
  5. Oublier le formulaire 3916. Compte bancaire andorran non déclaré = 1 500 € d’amende par compte et par an.
  6. Sous-estimer le logement. Beaucoup de dossiers calent faute de trouver un bien — c’est l’obstacle pratique n°1, pas la fiscalité.
  7. Croire à l’opacité. Andorre transmet automatiquement les données bancaires depuis 2018. Toute stratégie fondée sur le secret est vouée à l’échec.
  8. Attendre la loi pour réagir. Les dossiers qui tiennent sont ceux structurés en amont, jamais ceux montés dans l’urgence après une annonce fiscale.

3 profils types et leur arbitrage

Profil 1 — Consultant B2B, 180 k€ de CA, célibataire

Situation : forte mobilité, clients européens, pas d’attaches familiales lourdes.
Arbitrage : résidence active + SL andorranne. IS 10 %, IRPF 10 % sur la rémunération. Ticket d’entrée faible, 183 jours tenables. Andorre est un excellent choix.

Profil 2 — Famille, 2 enfants scolarisés, 350 k€ de CA

Situation : besoin d’école, de stabilité, de proximité avec la France.
Arbitrage : Andorre est très compétitive grâce à la filière scolaire française gratuite et aux 2 h de route. Le point de friction reste le logement familial, à sécuriser en priorité. À comparer avec Maurice si le coût de la vie devient déterminant.

Profil 3 — Cédant d’entreprise, 3 M€ de liquidités

Situation : plus-value de cession à protéger, pas d’activité opérationnelle à poursuivre.
Arbitrage : la résidence passive redevient envisageable malgré le million d’investissement et les 50 000 € non remboursables. Absence d’impôt sur la fortune et de droits de succession = argument patrimonial fort. Le timing de la cession par rapport au départ est le point critique — à cadrer impérativement en amont.

❓ FAQ complète — Andorre pour entrepreneur français

Andorre est-elle encore un paradis fiscal ?

Non, au sens juridique du terme. Andorre applique l’échange automatique d’informations depuis 2018, a signé une convention fiscale avec la France, ne figure sur aucune liste noire et impose réellement ses résidents. C’est une juridiction à fiscalité basse et transparente — ce qui est bien plus solide qu’un paradis opaque.

Quel est le taux d’imposition réel en Andorre ?

10 % maximum sur le revenu (0 % jusqu’à 24 000 €, 5 % de 24 000 à 40 000 €), 10 % sur les sociétés, 4,5 % de TVA. Ni impôt sur la fortune, ni droits de succession en ligne directe.

Combien de temps faut-il vivre en Andorre ?

183 jours par an en résidence active, 90 jours en résidence passive. Attention : ces seuils sont ceux d’Andorre. Côté français, c’est l’article 4 B du CGI qui décide, avec ses quatre critères.

Puis-je garder ma société française ?

Oui, mais elle restera imposable en France sur ses bénéfices, et les dividendes subiront la retenue à la source prévue par la convention. Dans la plupart des dossiers, l’arbitrage consiste à transférer progressivement l’activité vers la structure andorranne, ou à céder la structure française.

Quel budget minimum pour s’installer ?

En résidence active : 8 000 à 15 000 € de frais de création et de première année, plus le logement. En résidence passive : 1 M€ d’investissement + 50 000 € de dépôt non remboursable, un tout autre ordre de grandeur.

La résidence passive vaut-elle encore le coup en 2027 ?

Pour un entrepreneur en activité, non — la résidence active offre le même traitement fiscal pour une fraction du coût. Pour un profil patrimonial disposant de liquidités importantes et cherchant la souplesse des 90 jours, elle garde du sens.

Andorre ou Maurice ?

Andorre si la proximité avec la France, l’école française et la vie européenne priment. Maurice si le coût de la vie (-30 à -45 %) et la convention tax sparing (dividendes à 5 % effectif) pèsent davantage. Beaucoup de nos clients arbitrent finalement sur la question familiale plutôt que sur le taux.

Puis-je créer une société andorranne sans y résider ?

C’est possible juridiquement (avec autorisation d’investissement étranger), mais si tu la diriges depuis la France, elle sera considérée comme fiscalement française au titre du lieu de management effectif. Sans transfert de résidence, l’intérêt est quasi nul.

Comment fonctionne la santé ?

En résidence active, tu cotises à la CASS (~ 500 €/mois pour un dirigeant) et bénéficies de la couverture publique andorranne, complétée par une mutuelle. En résidence passive, assurance privée obligatoire, sans accès à la CASS.

Et pour les enfants ?

Andorre dispose de trois systèmes éducatifs publics et gratuits : andorran, français et espagnol. La filière française suit le programme de l’Éducation nationale — c’est un atout considérable pour une famille, et souvent l’argument qui fait pencher la balance face à Maurice ou Dubaï.

Quel est le principal obstacle en pratique ?

Le logement. L’offre est structurellement tendue et les prix élevés. Beaucoup de dossiers prennent du retard non pas à cause de l’administration, mais faute de bien disponible. À traiter en priorité, avant même la création de société.

Andorre est-elle menacée par les projets fiscaux français ?

Moins que les destinations sans convention. L’impôt universel ciblé rejeté à une voix près en octobre 2025 visait les pays sans convention fiscale ou à fiscalité inférieure de 40 %. Andorre ayant une convention avec la France, sa position est plus protégée que celle de Dubaï — sans être totalement à l’abri, le différentiel de taux restant significatif.

🎯 Le verdict Quarma

Andorre est une excellente destination pour un profil précis : l’entrepreneur français qui veut réduire fortement sa fiscalité sans s’éloigner de l’Europe, qui a une famille à scolariser, et qui peut réellement tenir 183 jours de présence.

Ses atouts sont difficiles à égaler : 10 % maximum, deux heures de Toulouse, français parlé partout, école française gratuite, sécurité, convention fiscale avec la France, aucun impôt sur la fortune ni droits de succession.

Ses limites sont tout aussi réelles : logement cher et rare, contrainte des 183 jours, résidence passive devenue inaccessible pour la plupart, et un coût de la vie qui n’a rien d’un pays low cost.

Notre recommandation : si tu coches les cases (mobilité maîtrisée, famille prête à suivre, activité transférable), Andorre est probablement le meilleur rapport fiscalité/qualité de vie/proximité d’Europe. Si le coût de la vie est déterminant ou si tu cherches une taxation encore plus basse sur les dividendes, il faut mettre Maurice dans la comparaison — et c’est exactement l’exercice qu’on fait en audit.

Andorre est-elle le bon choix pour toi ?

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